L’Association
La Fédération de la Haute-Vienne de la Libre Pensée (LP 87) est une association Loi 1901 crée en 1938. Elle a pour but de promouvoir la réflexion philosophique, la raison et la science et d’agir par l’action sociale et l’éducation populaire au travers de conférences, de débats, de publications, de spectacles, chants, lectures, expositions ou tout autre moyen.
Des actions de ou avec la LP 87
Charte des principes et des valeurs de la fédération de la Haute-Vienne de la Libre Pensée
1 – LA RAISON ET LA SCIENCE
Les adhérentes et les adhérents se déterminent à partir de faits avérés, de données scientifiques et historiques vérifiables et actualisées.
2 – L'ÉMANCIPATION
Les adhérentes et les adhérents refusent toute exploitation de l'individu, qu'elle qu'en soit la nature (économique, religieuse, idéologique, politique, etc.) et militent pour son émancipation totale.
Nous entendons par émancipation : l'ensemble des actions permettant à chaque individu d'accéder à son autonomie. Il s'agit, pour chacune et chacun, de s'affranchir de tout lien, toute entrave, tout état de dépendance, toute domination, tout préjugé. Chacune et chacun doit être en capacité de décider pour elle-même ou lui-même et de participer aux décisions qui la ou le concernent.
Toute exploitation de l'individu est une aliénation, une domination.
Nous vivons cependant dans des sociétés qui, historiquement, sont essentiellement basées sur l’exploitation. Considérer chaque être humain s’oppose à tout système basé sur l’intérêt d’une minorité au détriment du plus grand nombre, tels les systèmes capitalistes, autoritaires, dictatoriaux ou totalitaires (Cf. Article 16) ou tout système basé sur l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Il s’agit alors d’envisager d’autres formes de rapports sociaux.
Concevoir la contradiction comme un élément essentiel de l’échange et du débat. Il ne s’agit pas de tolérer, car chacune et chacun doit disposer de son regard critique, mais de considérer la diversité comme une richesse, d’accepter d’autres points de vue et d’être disposé à leurs confronter les siens, pour autant qu’ils s’inscrivent dans une démarche d’émancipation (au sens de cet article).
3 – LA LAÏCITÉ
Les adhérentes et les adhérents :
1/ défendent le principe de la laïcité institutionnelle, appuyé sur la loi du 9 décembre 1905 et la Constitution, de telle sorte que :
- nulle ou nul ne soit tenu(e) de croire en un dieu,
- chacune et chacun puisse librement exercer ou non un culte,
- nulle ou nul ne puisse être inquiété(e) parce qu’elle ou il croit en un dieu ou est athée ou agnostique,
- chaque femme, chaque homme soit avant tout considéré(e) comme citoyenne et citoyen,
- l’ensemble de ces principes est garanti par la Loi.
On entend par laïcité institutionnelle la séparation de l’État de toute influence et/ou action religieuse et/ou cultuelle, engageant toutes les institutions publiques (État, Collectivités territoriales - nationales, régionales, départementales et locales, organismes publics, établissements d’enseignement, etc.) au respect de la laïcité.
L’État chez lui, les cultes chez eux.
2/ considèrent que les cultes constituent des associations d’individus autour de croyances et, qu’à ce titre, la loi de 1901 sur les associations, qui s’impose à toutes les citoyennes et tous les citoyens souhaitant participer à une action collective organisée, doit être appliquée aux cultes et s’imposer à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans une croyance (déclaration en Préfecture - comme toutes les autres associations et, pour chaque membre, être adhérent(e), convoqué(e) aux Assemblées générales annuelles, etc.).
La qualité d’appartenance à une religion ne devrait être assujettie qu’au fait d’adhérer à une association cultuelle et non à un rite quelconque.
Actuellement, seul ce qui se rapporte à la gestion des finances et du patrimoine des églises est assujetti à l’obligation d’être constitué en association, et non les « fidèles » qui n’ont aucune obligation d’adhésion déclarée à quelque organisation que ce soit.
L’élargissement de la loi, que nous souhaitons à l’ensemble des personnes se reconnaissant dans un culte, devra prévoir le non financement, par des fonds publics, des associations cultuelles.
4 – LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE
Les adhérentes et les adhérents :
1/ militent pour que la liberté de conscience soit effective dans tous les domaines de la vie publique, contre toute emprise confessionnelle, dogmatique ou économique sur les consciences.
2/ convaincus que la liberté de conscience est souvent remise en cause dès le plus jeune âge, veilleront à ce que celle-ci et le libre arbitre, s’exercent en premier lieu en ce qui concerne les pratiques pédagogiques dans l’enseignement public, le contenu des programmes, des livres scolaires ou tout autre support de transmission de connaissances.
5 – L’ÉCOLE PUBLIQUE ET LAÏQUE
Les adhérentes et les adhérents :
1/ défendent et promeuvent cette École en tant qu’institution de la République.
2/ défendent et assurent la promotion de l’École et de l'enseignement publics et laïques, contre le financement des écoles privées, confessionnelles ou non, au moyen de fonds publics.
3/ en ce sens, s’engagent de façon résolue, dans les combats pour l’abrogation de toutes les lois et textes anti-laïques, dont au premier chef, les dispositions de la loi Debré de 1959 intégrées en 2000 au Code de l’Éducation ; dans la fidélité au Serment de Vincennes (19 juin 1960).
Texte du Serment de Vincennes :
« Nous sommes 10 813 697 faisant le serment solennel :
- de manifester en toutes circonstances et en tous lieux, leur irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution historique de la Nation ;
- de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation ;
- et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’École de la Nation, espoir de notre jeunesse ».
4/ considèrent que la vocation de l’École (de la maternelle à l’université) est d’instruire les individus, dans un esprit émancipateur et une approche citoyenne, afin qu’ils soient aptes à décider pour et par eux-mêmes et qu’ils soient ouverts aux connaissances liées à l’époque où ils vivent.
5/ militent pour que l’Instruction publique remplace l’Éducation nationale sur la base de programmes et horaires nationaux aboutissant à des diplômes nationaux.
6/ de fait, militent pour l’abrogation de la loi Peillon de 2013 qui instaure des projets éducatifs de territoires (PEDT) différents au détriment de l’École de la République une et indivisible.
L’École n’est pas l’ouverture au sens de la mode. Préserver l’indépendance de l’École, c’est préserver l’avenir et même le préparer. Il est entendu que l’on sortira de l’École instruit et assez fort pour affronter un autre monde qui n’est pas toujours conforme à la raison. L’École se propose ainsi le contraire de l’adaptation : elle veut être le lieu où l’on apprend à être lucide et libre par rapport à la société avec ses préjugés et ses injustices, le lieu d’où l’on peut s’exercer librement à la juger pour la changer quand il le faut.
6 – LA SÉPARATION DE L’ÉTAT D’AVEC TOUTES LES ÉGLISES ET TOUS LES CULTES
Les adhérentes et les adhérents :
1/ sont pour la stricte séparation entre l’État et toutes les églises et/ou cultes.
2/ veillent à l’application de la Loi de 1905 qui a séparé les églises et l’État, ainsi que des textes renforçant le principe de la laïcité et ce, sur l’ensemble du territoire de la République Française. Cependant, le concordat de 1802, amenant au financement de quatre cultes par des fonds publics (catholique, protestant luthérien et réformé, israélite), est toujours en application sur l’Alsace-Moselle. En Guyane, l’ordonnance royale de Charles X, du 27 août 1828, est toujours en vigueur. Les décrets-lois de 1939, dits décrets Mandel, s’appliquent également en Guyane, ainsi qu’en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna, en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon (exceptés Saint-Barthélemy et Saint-Martin).
3/ demandent l’abrogation de toutes ces dispositions.
4/ En conséquence, exercent une vigilance particulière sur l'activité des élus, des collectivités territoriales (communes, intercommunalités, conseils départementaux et régions), des administrateurs des administrations publiques (d'État et territoriales), ainsi que de toute entité exerçant, par délégation, une mission de Service public.
5/ combattent, de façon résolue, pour l’abrogation de tous les textes et lois anti-laïques.
6/ exigent, dans le respect de la séparation, que toutes les affaires criminelles soient jugées par la justice de la République, et non, comme c’est le cas pour les crimes de pédocriminalité dans l’église, jugés par une « justice » interne à l’église catholique.
7/ se mobilisent pour l’abrogation de l’article 5 de la loi de 1907 et le vote de dispositions législatives afin que les propriétaires des lieux de cultes (communes, départements, etc.) en disposent et soient les gestionnaires de ces biens. Leur gestion devra garantir l’exercice des cultes. Ces locaux pourront, en dehors des cultes, être utilisés pour toute autre activité, de quelque nature qu’elle soit.
7 – LA CULTURE
Les Libres Penseuses et Libres Penseurs considèrent la culture, dans sa diversité, comme étant le développement, par le savoir, des connaissances et pratiques qui se fixent pour objectif d’élever un être humain au-dessus de sa condition pour tendre à son émancipation, à développer ses qualités, à pallier ses manques.
En ce sens, elles et ils refusent la réduction de la culture à la tradition qui, parce qu’elle s’impose dans la durée, devrait devenir la référence.
Elles et ils contribuent à participer et à mettre en œuvre des actions culturelles (Cf. par ailleurs l’article 3 des Statuts de la Fédération de la Haute-Vienne de la Libre Pensée).
Dans leurs actions, les Libres Penseuses et les Libres Penseurs font de l’éducation populaire un moyen essentiel d’approche de la culture.
Elles et ils entendent "l’éducation populaire" comme un espace d’échange sans concept de domination.
8 – L’ANTIDOGMATISME
Les adhérentes et les adhérents :
1/ rejettent toute attitude philosophique se fondant sur le dogme (qu’il soit religieux, politique, idéologique, philosophique ou économique), car ils raisonnent à partir du doute, de la critique, du libre arbitre et d’une analyse scientifique (thèse, antithèse, synthèse).
2/ rejettent toute opinion qui devrait être considérée comme une vérité absolue ou exprimée d'une manière péremptoire, autoritaire, catégorique ou doctrinaire.
9 – LA PAIX
Les adhérentes et les adhérents :
1/ sont pacifistes. Ce ne sont pas les peuples et les citoyennes et citoyens qui décident des guerres, mais bien souvent quelques personnes au sommet des États.
2/ refusent que qui que ce soit, et notamment les jeunes, soient sacrifiés pour des causes et des intérêts qui ne sont pas les leurs.
3/ considèrent la paix comme étant la situation où l’humanité exclut l’utilisation de la violence pour le règlement des différends qui peuvent exister entre peuples ou au sein d’un même peuple. Non seulement la violence armée, mais également, toutes autres formes de violences (annexions, occupations de territoires, privations de libertés, exercice de la torture, menaces diverses sur autrui, accaparement des ressources vitales et naturelles, etc.).
4/ sont donc déterminés à s’opposer à l’utilisation de la violence instrumentalisée dans les rapports, éventuellement conflictuels, entre les peuples.
5/ considèrent que la paix n’existe pas, tant qu’un seul peuple est soumis à une violence imposée par d’autres.
6/ définissent la guerre comme étant la situation où le règlement des différends entre les dirigeants des nations passe par l’utilisation des armes.
7/ condamnent dès lors toutes interventions et occupations militaires, ainsi que les guerres déclenchées par les États pour quelque raison que ce soit, fusse sous couvert de prétendues et hypocrites raisons humanitaires ou démocratiques.
8/ sont, de fait, antimilitaristes et prônent le désarmement unilatéral.
9/ militent pour des institutions internationales qui seraient, enfin, réellement, garantes de la paix.
10/ considèrent que les échanges et les discussions doivent devenir les seuls moyens de solution des problèmes éventuels.
11/ aussi, dans la perspective de sociétés libérées de conflits militaires, plaident pour aboutir à l’interdiction de la fabrication, de l’achat et de la vente d’armes de guerre, ainsi que pour la destruction de celles existantes, donc, la suppression de l’industrie de l’armement militaire.
12/ militent pour l’affectation des budgets militaires et des travailleurs de l’armement à des emplois tournés vers la satisfaction des besoins sociaux.
13/ analysent les situations au cas par cas, et, considérant que c’est l’ennemi qui détermine le niveau des ripostes, n’excluent pas de s’engager dans les combats solidaires de résistance que déciderait le peuple.
14/ militent pour le droit à l’objection de conscience en toutes circonstances.
15/ condamnent toutes les formes de guerres : militaires, économiques et/ou sociales.
10 – L’UNIVERSALISME
Les Libres Penseuses et les Libres Penseurs considèrent l’universalisme comme l’ensemble des aspirations, les plus largement reconnues par les peuples du monde entier, qui conditionnent l’émancipation humaine. Dans le respect de l’histoire, des cultures et des valeurs des sociétés des différents continents, la satisfaction des besoins essentiels (se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner, etc.), la paix, la liberté, l’instruction, la laïcité, le droit à disposer de son corps, l’égalité en droit des femmes et des hommes, sont des droits et des valeurs qui doivent tendre à une dimension universelle.
11 – LA SOLIDARITÉ
Les adhérentes et les adhérents manifestent en toute circonstance leur solidarité active avec :
• les victimes de discriminations qui reposent sur l’origine ethnique, sur la nationalité, sur l’orientation sexuelle, sur le genre, sur le handicap (physique comme psychique), sur la situation sociale, sur l’appartenance religieuse, etc.
• les réprimés en France et dans le monde, pour leurs actes et engagements sociaux et politiques au service de la démocratie et de l’émancipation humaine.
Elles et ils apportent leur soutien aux migrant(e)s et immigré(e)s victimes des guerres, des dictatures, de la misère et/ou des catastrophes climatiques.
12 – L’ÉGALITÉ
Les adhérentes et les adhérents :
1/ se prononcent et agissent contre toutes les discriminations, ainsi que pour l’égalité totale entre toutes et tous dans les domaines de la vie sociale, politique et économique.
2/ en particulier, prônent la possibilité pour les étrangers d’être candidats aux élections, qu’elles soient communales, régionales ou législatives.
13 – L’INTERNATIONALISME
Les adhérentes et les adhérents :
1/ se déclarent internationalistes et luttent pour l’internationalisme.
2/ en effet, pensent que l’humanité doit être considérée dans son ensemble, dans le respect, cependant, de l’existence des peuples issus de leur histoire.
3/ agissent pour manifester leur solidarité internationale, chaque fois qu’il est nécessaire.
4/ rappellent que le mot d’ordre universel « Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » doit retrouver tout son sens et se charge d’un véritable contenu.
14 – L’INDÉPENDANCE
La Fédération de Haute-Vienne de la Libre Pensée est indépendante idéologiquement, financièrement et dans son organisation, de tout autre groupement. Ses adhérentes et ses adhérents :
1/ sont, individuellement, totalement libres d’appartenir ou non à une autre association, syndicat, organisation, société philosophique, parti politique ou de détenir un mandat électif.
2/ veillent à ce que leurs appartenances diverses ne soient pas contradictoires avec les principes, les valeurs et les buts de la Fédération.
3/ ne peuvent s’exprimer au nom de la Fédération, que s’ils en ont reçu le mandat par une instance (Bureau ou Conseil d’administration).
La Fédération entretient, en totale indépendance, de nombreux liens avec d’autres organisations. Cela l’amène depuis plusieurs années à participer à de multiples actions collectives à son initiative ou à celle d’autres.
En particulier, elle est membre du Collectif Chabatz d’entrar, qui assure le soutien aux migrants de toutes origines. Elle est également membre du "Collectif Non, au SNU (Service National Universel)" (structuré au niveau du département de la Haute-Vienne) ; du "Comité contre la répression policière" (structuré au niveau du Limousin) ; du "Collectif contre les idées d’extrême droite en Haute-Vienne" ; du "Collectif Non à la guerre, non à la militarisation" (structuré au niveau du Limousin).
15 – LES LIBERTÉS
Les adhérentes et adhérents défendent, en toutes circonstances, l’ensemble des libertés dont les droits d’expression, de réunion, d’association et d’organisation, de manifestation et de circulation de toute personne, quelle que soit sa nationalité.
16 – LES CONQUÊTES SOCIALES COLLECTIVES
Les adhérentes et les adhérents s’engagent dans « La sociale » pour les combats de défense et de conquêtes sociales collectives visant à l’obtention de progrès sociaux.
« La sociale », c’est la république rationaliste sociale universelle. C’est-à-dire, le changement, par l’intervention populaire, de toute la société, vers une société plus juste, basée sur des droits, dans l’intérêt du plus grand nombre, voire de minorités discriminées ou porteuses de valeurs émancipatrices.
17 – PRÉSERVER LA NATURE ET GARANTIR UN AVENIR À L’HUMANITÉ
Les adhérentes et adhérents :
1/ considèrent que l’humanité fait partie de la nature. Elle ne lui est ni étrangère, ni extérieure. Ce n’est donc pas seulement « l’environnement », sous-entendu, « l’environnement des humains » qu’il faut préserver, mais, toute la nature, dont les humains. L’impact de l’activité humaine doit ainsi être mesuré, d’un même mouvement, sur ce qui l’entoure et sur l’humanité elle-même.
2/ considèrent que, si la nature est aujourd’hui menacée, c’est à cause des choix politiques et économiques néfastes consistant à tolérer et encourager des pratiques destructrices (polluants, pesticides, déforestation, transports inconsidérés, etc.).
3/ ne mettent pas pour autant au même plan les choix de quelques dirigeants et la responsabilité des industriels avec celle des citoyennes et des citoyens qui subissent essentiellement et ne peuvent qu’agir à la marge sur ces problèmes.
Préserver la nature suppose de modifier les comportements, en rapport avec les modes de production. Ainsi, dès qu’un impact est identifiable sur la nature, il faut modifier les comportements s’agissant de la satisfaction des besoins (alimentation, accès à l’eau potable pour l’alimentation et l’hygiène, accès à l’énergie, logement, déplacements, communications, transmission des savoirs, recherche, droit d’expression, etc.). Notamment, pour qu’une production soit autorisée, elle doit ne pas polluer et doit disposer des moyens de recycler ses déchets.
18 – L’ANTICAPITALISME ET L’OPPOSITION À TOUT RÉGIME AUTORITAIRE, DICTATORIAL OU TOTALITAIRE
Les adhérentes et adhérents :
1/ sont conscients de l’incompatibilité de tout système capitaliste, autoritaire, dictatorial ou totalitaire avec chacune des préoccupations énoncées dans cette Charte. En effet, ces systèmes ne se préoccupent que d’assurer à leurs activités une rentabilité à court terme avec un profit maximum, au bénéfice de quelques-unes ou quelques-uns, au détriment des besoins vitaux de l’ensemble de l’humanité, de ses objectifs d’émancipation matérielle et de préservation des générations futures. Ce positionnement des adhérentes et des adhérents ne se limite pas à un aspect moral, mais du point de vue de la préservation des acquis de l’humanité que la société basée sur la concurrence effrénée du profit n’est plus capable d’assumer.
2/ considèrent qu’aujourd’hui il n’existe nulle part une société réellement démocratique.
Saint Junien, le samedi 7 décembre 2024
Le Président de la Fédération
De la Haute-Vienne de la Libre Pensée
Loïc LE DIUZET